Récits de course

La réalité du dossard!

C’est fait! Je l’ai accroché ce premier dossard! Avec une seule épingle mais il a quand même tenu le choc, mieux que les cuisses! Ça n’a pas été simple de ranger l’égo dans son placard samedi soir, j’étais partagé entre l’envie de courir ce trail et la sensation de vouloir encore me préparer. De toute façon, on n’est jamais vraiment prêt, c’est ce que je me suis dit en actant avec moi-même cette décision. Je suis encore en pleine phase de préparation pour Annecy, le plan du jour était VTT plus sortie trail par la suite. Le matin, je suis parti avec William pour 2h30 de VTT à bonne allure avec 850 de D+ à la sauce normande, bien gras! Plus d’un an sans accrocher de dossard, j’étais un peu comme « déboussolé »! Retrouver ses routines, ses automatismes qui ancrent la certitude de ne rien oublier! Quoi manger, ça… ça va je maîtrise! Je n’ai pas loupé grand chose. Enfin si. Une épingle sur quatre nécessaires à tenir ce fameux dossard!
On rentre dans le vif de la course? Non pas encore, pour faire suite à mon article sur la planification, je veux vous partager mon mois d’avril. Ce que je prévois :
  1. GTDA 55 km et près de 2000 m de D+ en Seine Maritime (objectif : regarder le paysage… Non. Plus sérieusement, je souhaite simplement me mettre sur la ligne de départ, rester au chaud et voir ce que j’ai dans le « sac » à la fin. Un peu le mode « tracteur » quoi!)
  2. OFF de Bagnoles-de-l’Orne à Mortain, 60 km et aussi 2000 de D+ le week-end suivant. L’idée est de faire « re-belote »! Un Off entre potes à borner pour valider les acquis en endurance.
  3. UTDR, l’Utra Off de Rouen organisé par David. Là, l’idée sera de jouer avec la fatigue. En groupe, c’est plus sympa et en plus, il n’y a pas d’autre enjeu que celui de finir aux côtés de David.
  4. Radicatrail, un trail de 60 km et aussi 2000 de D+ environ. Mon objectif sera de rentrer « vide » ou « à sec »! Vu le programme du mois d’avril, ça sera tout l’un ou tout l’autre! Expérience qui sera enrichissante et qui me permettra de savoir si je suis en mesure de tenir un bon tempo sur la Maxi Race un mois plus tard.
Voilà, vous en savez un peu plus. D’un œil extérieur, cela peut paraître complètement désorganisé, mais en réalité c’est construit… Le volume est important mais j’ai besoin de ça pour être dans le bain.
Revenons à ce dimanche premier avril. Ayant fait un bon stock de glycogene avec le cacao, je pouvais partir l’esprit tranquille sur ce 15 km et 700 de D+ quand même! Arrivé sur place 45 minutes avant, j’ai eu le temps de m’inscrire et de m’échauffer. L’éclaircie m’a permis de prendre le départ en t-shirt, bien sympa d’ailleurs car c’est pas ce qu’on a eu pour ce début d’année 2018, on a pu bosser le mental!
En prenant le départ, je ne m’étais pas fixé de réel objectif, finir dans les 10 serait déjà bien! Il ne faut pas griller les étapes et puis la matinée a déjà été chargée.
14h50 : Ça part vite! Ah nan c’est moi qui est collé! Trois secondes se passent et je prends conscience de l’histoire qui va se dérouler… Clignotants à droite, pardon messieurs je me gare! Et je regarde partir les six premiers. Je le prends plutôt bien, après il faut être lucide, je n’ai fait aucune séance de qualité. Je décide de rester à ma place et de la tenir, voilà la mission des 14 prochains kilomètres. Le parcours est magnifique. Félicitations à l’organisation car sincèrement c’est osé de faire une parcours comme ça sur un bout de « caillou « . Je parle là du Château de Vire! Ami Trailer, si tu souhaites travailler tes singles pour l’été en montagne tu peux t’inscrire à Vire!
Bref, les kilomètres passent tranquillement, je me mets à une allure de seuil bien soutenue et advienne que pourra! Au kilomètre 12, je rattrape un concurrent mais je suis aussi suivi par un autre qui me semble plus fougueux que moi! « C’est sûr, je vais me faire attaquer! » Dans un long single en côte nous reprenons le concurrent mais sans avoir la capacité de vraiment faire une différence. Et dans la descente arriva ce qui devait arriver! Je me fais déposer comme une… Je dirais pas la suite mais vous avez compris. Je range Mr Ego, je reprends mon souffle et je fais ma descente sans tomber! Je termine gentiment à la sixième place de ce joli trail normand.
Le lendemain, je me suis remis en selle pour enfoncer encore un peu le clou de la fatigue. Aujourd’hui, c’est home traîner, ça me permet notamment de vous écrire et de reprendre tout doucement le vélo, car de ce côté là aussi j’ai quelques échéances mais plutôt de l’ordre de la préparation pour Annecy.
A bientôt les amis,
Sportivement
Victorien 
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