Expérience

Un an à côté de mes pompes!

Se connaître c’est s’explorer. De quoi ai-je besoin? Quel est le sport que j’aime? Est-ce le sport ou les sensations? Un esprit sain dans un corps sain ça veut dire quoi? Est-ce juste l’adage utilisée par une grande marque de sport ayant un seul but marketing ou est-ce plus important que ça? Autant de questions que je me suis posées et que je me pose encore.  Je suis également passé par la phase du « je n’aime pas trop la compétition. » Aujourd’hui, je sais que je me mens. Ce n’est pas que je n’aime pas la compétition mais j’ai peur de la rigueur qu’elle demande…

L’histoire a commencé le 9 décembre 2016 sur une chute. Une Balade des plus classiques, un footing de récupération avec Xavier dans mes chemins d’entraînements sur Yvetot. C’est en butant le pied dans un caillou que mon genou est venu frapper le sol! Comme un message, cette chute intervient juste après deux victoires… Est-ce un test? Je ne sais pas. Aujourd’hui, je le vis comme ça mais en décembre dernier, je l’ai mal vécu. J’ai abandonné! J’ai rebondi en créant un défi autour du vélo pour échapper à cet abandon. Sur le coup, j’ai construit ma réflexion sur cette « facilité ». Le défi était quand même conséquent. Je pensais qu’avec cette solution, la douleur de cette chute passerait. Mais non.

Alors je remets le pied dans mes pompes.

Repartir sur des bases solides… Je connais le chemin de la performance mais je dois l’appliquer sans laisser mon esprit prendre le contrôle sur mon corps physique. J’ai entendu cette phrase de B.SABOURIN qui résonne en moi : « fais de ton corps une machine, fais de ton cerveau une arme, de ton coeur un art, de ta vie une œuvre. »

Mon corps, une machine? Cette expression peut sembler étrange mais elle me parle. Mon corps est une machine au service de mon esprit. Quelles sensations ai-je envie d’explorer, vivre ou partager? Mon corps est l’outil adéquat pour me mouvoir sur Terre. Mais cet outil, cette machine doit être construite, entraînée et entretenue.

Construire cette « machine » passe par une discipline dans l’entrainement. S’entraîner, pour moi, c’est sortir tous les jours, vélo, VTT, trail, préparation physique générale, Compex et piscine. Un jour, une discipline, je ne dois juste pas louper une échéance. Pour moi, une échéance loupée c’est un grain de sable dans l’engrenage de ma réussite. Cela peut vous paraître étrange mais je pense que vous connaissez la sensation de l’excuse « j’ai pas eu le temps »! Je ne parle pas de sortir 2 heures tous les jours, simplement au moins une activité. C’est l’enchaînement de ces activités placées de façon judicieuse qui apporte cette sensation de travail accompli. Ce fameux « je l’ai fait »! Certaines grandes marques diront « JUST DO IT »

Sensation si agréable pour notre esprit! Mais n’est-ce pas ces sensations qui renforcent le calibre de notre arme?

Mon cerveau, un lieu où se prennent des décisions rationnelles la plupart du temps mais où à certains moments il abandonne. Est-ce le calibre qui est trop faible? Aujourd’hui je le pense, je vais travailler dessus pour prendre plus de plaisir. Ainsi, au fur et à mesure du temps, la performance va suivre. Quand je parle de performance, je ne me compare pas à une autre personne. Je parle de m’optimiser personnellement pour être en adéquation avec mes capacités et mes envies et c’est pour ça que je pense que cette réflexion est applicable à toutes et à tous. Si chaque jour nous augmentions ne serait-ce qu’un petit peu mes capacités nous serions toujours plus forts demain qu’hier.

« Mon cœur, un art » Je l’ai souvent ressenti comme une faiblesse par le passé. Je sais maintenant que je peux pleurer de joie, d’émotion, de rage ou de tristesse. L’important est de le laisser s’exprimer, ce coeur qui bat en chacun de nous. Je pourrais le réduire à un muscle qui n’aurait en charge que la circulation de mon sang mais je l’entraine aujourd’hui sous différents axes. Je vais prendre le temps de créer mon art, l’art de partager avec les autres des émotions lors de mes prochains défis mais aussi l’art de m’optimiser pour raccrocher un dossard!

Je ne sais pas si la finalité sera une oeuvre mais ça sera mon oeuvre. Plus les jours passent, plus l’envie monte. Je prends le temps d’observer cela avec un regard nouveau.

« Fais de ton corps une machine, fais de ton cerveau une arme, de ton coeur un art, de ta vie une œuvre. » BOLEWA SABOURIN

On est le 4 décembre 2017, je n’ai pas grandi en cm, j’ai grossi de quelques kilos mais j’ai découvert que mon cerveau était une arme. Je vais reprendre l’entrainement, le trail, le vélo et le VTT. J’ai pris mon dossard pour la maxi race d’Annecy fin mai prochain. Je vais m’entrainer pour rentrer dans le top 20. En vous écrivant j’ai déjà la sensation d’un souffle difficile comme après une bonne séance de côtes en plein hiver mais cette sensation nous rend vivants et ça me manque!

Victorien

Cette photo prise en 2011 me rappelle que le chemin est long mais possible…

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