Entrepreneuriat

Ma course vers la liberté

Mon blog est majoritairement tourné vers le sport et les défis depuis plusieurs années maintenant mais les choses vont évoluer. Nous vieillissons tous un peu tous les jours et nos envies changent et se diversifient. Je n’ai pas fait de grandes choses dans le sport mais suffisamment pour me combler à l’heure actuelle. Attention, je ne suis pas en train de dire que je ne vais plus en faire car c’est pour moi vital, mais je serai certainement actif différemment. 

Depuis plus de 4 ans, depuis le 4 septembre 2014 pour être précis, j’ai décidé de partir à la conquête d’une forme de liberté à travers l’entrepreneuriat.  C’est avec beaucoup de plaisir que je vous partage mon parcours jusqu’à aujourd’hui date d’immatriculation de ma société.  Mon parcours scolaire est atypique car, après un Bac pro études et économies de la construction, je suis sorti du système scolaire pour profiter de ce que la vie offrait de mieux pour moi à ce moment là! Sapeur-pompier volontaire saisonnier, la contraction parfaite de la passion et de la rémunération dans un cadre de vie agréable!  J’ai choisi la montagne comme terre d’accueil et cela m’a plutôt bien réussi pendant 3 ans avec différents passages dans des industries agroalimentaires pour gagner quelques sous!  Pendant cette expérience et après plusieurs discussions notamment avec mes parents, j’ai vu le retour à la réalité se profiler, réalité qui n’était pas la mienne mais celle d’un système, celui dans lequel beaucoup de personnes croient encore car sûrement attachées à celui-ci. De mon côté, ma situation était agréable, de bonnes rémunérations, pas d’impôts, pas de charges autant dire que l’expérience fut « riche »! 

A 22 ans, je m’apprêtais à vivre une nouvelle rentrée scolaire. Ce n’est pas vraiment ce qui était dans mes plans. Je mettais le pied dans un cycle supérieur d’enseignement pour devenir « économiste de la construction ». En société c’est sympa comme appellation! Le Havre en guise de seconde terre d’accueil, beaucoup moins chaleureux que les cimes enneigées des Alpes! Néanmoins, mon cursus s’est bien passé avec beaucoup de rigolade dans ma promotion! Deux ans ont passé et à défaut de snowboard, j’ai fait de la course à pied ma nouvelle passion! Quand on cherche un exutoire, c’est un sport pratique et peu coûteux pour un étudiant.  A la fin de mes études, il me semble d’ailleurs que je n’avais pas la délibération du jury que j’avais déjà signé mon CDI, donc autant dire que je n’ai pas connu la galère de chercher un job car j’ai dû écrire deux lettres de motivation dans ma vie!  Me voilà économiste, la grande classe, enfin… économiste c’est le terme que les professeurs vous donne car, une fois en entreprise, on te fait comprendre que tu es « métreur ». Moins glamour mais ça répond aux strates de la pyramide de l’entreprise traditionnelle où chacun nourrit son égo par son titre sur sa carte de visite ou par sa signature en pied de mail! 

Bref, comme mon besoin de me sentir exister était loin de tout ça, je me suis tourné avec passion et abnégation vers le Trail. Comme j’aime m’investir dans mes activités, je me suis passionné pour la longue distance. La recherche de soi, « Où est la fin de ma capacité d’être humain? » Cette question m’a amené sur le terrain de l’alimentation. Vaste débat, vaste sujet où chacun y va de sa sensibilité et de son vécu mais je commence à changer des choses vis à vis de ce que j’ai pu dupliquer de mon schéma familial ancré depuis 25 ans!  Dans un premier temps, nous sélectionnons nos aliments dans l’hypermarché, plus de bio, plus de fruits et légumes. Ensuite, nous nous dirigeons vers les magasins biologiques avec une prise de conscience du coût de l’alimentation!  Et oui, je ne vous ai pas dit, mais à ce moment de ma vis j’apprends à vivre avec un salaire, des charges et des impôts, ça pique la « vraie vie »!  En nous documentant avec Flavie, nous comprenons vite l’importance d’une alimentation plus saine et nous sentons également les changements sur nous, pas de retour en arrière possible. 

C’est par le plus grand des hasards, en préparant notre premier voyage commun en Norvège, que je suis tombé sur une boîte… Une source d’alimentation lyophilisée apportant à l’organisme tout ce dont il a besoin pour fonctionner correctement dans son univers. Parfait ça!  Et voilà comment cette boîte s’est retrouvée dans mon sac à dos direction les Fjords. Après avoir passé le test gustatif, le retour d’expérience fut génial avec comme test la CCC 2014 et ma 29 ème place au scratch. Plutôt satisfait de moi, je cherche à comprendre et notamment avec mon médecin de la maison médicale du sport de Rouen. Tout semble « clean » et en plus, après une phase de test, mon taux de globules rouges augmente alors que j’ai tendance à être anémié. Autant dire que pour un sportif d’endurance c’est pas top!  En continuant mes recherches, j’apprends qu’on peut vendre cette boîte! J’ai légèrement été déstabilisé par cette nouvelle car j’ai découvert un modèle économique, moi qui étais déjà auto entrepreneur avec la société Compex, achats et reventes d’appareils d’éléctrostimulation.  En faisant mes recherches, je découvre que je peux créer une entreprise, sans compte professionnel, sans comptabilité, sans stock, sans investissement, avec un abattement fiscal moyen de 60,5%! Je n’y crois pas trop et je fais mes recherches sur ce statut de VDI!

Quand j’y repense, on devrait apprendre ça à l’école pour développer des qualités entrepreneuriales plutôt que de tout miser sur le salariat, c’est un long débat je pense!  En ce qui me concerne, je débute cette activité en partenariat direct avec cette société française qui distribue des produits français. Quitte à entreprendre, autant surfer sur le #MadeInFrance qui est tant en vogue aujourd’hui.  Les mois passent et je développe toujours mes convictions sur la gamme en accompagnant de nombreuses personnes dans leurs objectifs et j’y prends un plaisir fou! J’ai passé tellement de temps à essayer d’aider des personnes en changeant leurs habitudes alimentaires sans vraiment de résultat et avec cette gamme c’est vraiment plus simple. Ma vision d’entrepreneur s’élargit et je comprends réellement le marché après deux années de distribution. J’entre dans l’accompagnement d’entrepreneurs en transmettant mon savoir-faire sans relation de hiérarchie et dans l’objectif de la personne.

Bureau nomade!

Je me retrouve bien dans ce modèle économique car j’ai toujours donné de mon temps sans vraiment compter et aujourd’hui une entreprise me rémunère pour ça! Bienvenue dans ce que bon nombre d’économistes (les vrais) appellent « l’entreprise du vingt-et-unième siècle » et c’est aussi le titre d’un livre du célèbre Robert Kiyosaki. 

Pris de passion par cette solution, je décide d’en faire mon activité principale et je demande une rupture conventionnelle à mon patron de l’époque qui l’accepte. Je lui en suis d’ailleurs toujours reconnaissant car il m’a permis de réaliser cette création de société dans les meilleures conditions possibles. Ensuite, les démarches avec le Pôle emploi sont allées vite, certains n’y trouvent pas leur compte mais pour ma part cela c’est très bien passé. Un texte de loi concernant les VDI autorise plusieurs schémas possibles pour la réorientation professionnelle et j’ai donc choisi de bénéficier de ce texte de loi dans l’objectif de créer ma « boîte »! 

Aujourd’hui nous y sommes, je vous partagerai dans un deuxième article les différentes démarches, les choix que j’ai pu faire et l’accompagnement que j’ai pu avoir notamment avec Arnaud avec qui je suis associé. Nous avions choisi depuis plusieurs mois le nom de notre SARL et nous avons choisi VFL IKIGAI pour (Victorien Flavie Lanon) et IKIGAI c’est une philosophie de vie japonaise qui consiste à trouver un sens à notre vie, un équilibre, une raison de se lever le matin et d’être heureux d’accueillir chaque jour.

Amicalement,

Victorien,

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