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De l’idée à la réflexion pour créer sa boîte

On est souvent très fort dans notre tête, c’est un peu comme quand nous sommes enfants, tout est possible! Ensuite l’éducation, les rencontres en général nous mettent des voiles successifs sur les risques, la peur, l’impossibilité, leurs expériences négatives… Ces phrases qui ont souvent l’air anodines mais qui résonnent ensuite en permanence dans notre inconscient jusqu’à nous persuader de leurs vérités et voire même nous figer. Sans aller dans les extrêmes, c’est ce que j’ai vécu, car je ne parais peut-être pas de l’extérieur mais mon cerveau est en constante ébullition pour trouver des solutions pour vivre une vie telle que je l’imaginais enfant: liberté! Je ne parle pas de liberté absolue mais de celle de composer mon agenda et mes revenus en fonction de mes aspirations.

La liberté a toujours été pour moi quelque chose d’essentiel, un droit et je me souviens d’avoir été bridé par exemple chez ma nourrice, jouer au sable dans le bac, jouer au Lego dans le parc à Lego, manger sur la table, ne pas poser les coudes sur la table, faire le silence pendant les émissions de TV, je ne veux pas avoir l’air d’une personne qui n’aime pas les règles mais celles ci sont castratrices… Je me souviens d’une citation très révélatrice d’Oussama Ammar, un entrepreneur français :

Tant que l’entrepreneuriat c’est le bac à sable dans lequel s’amusent les enfants ça va, dès que les gentils enfants sortent du bac à sable pour jeter du sable sur les parents, ça ne va plus.

Oussama Ammar

Cela met en évidence qu’il existe des « règles » que certaines personnes fixent et pensent ces règles morales pour tous. Que nous soyons enfants, adolescents, adultes ou même en maison de retraite… Pour ma part, j’ai passé mon enfance à vider le bac à sable et je ne vais pas m’arrêter en si bon chemin!

J’analyse beaucoup avant de me lancer dans une direction, j’ai pratiqué quelques sports extrêmes mais avec moi ça n’avait rien « d’extrême » dans le sens où j’analysais tout! « Il faut réfléchir avant d’agir », une phrase que mes parents me répétaient souvent. S’il y a bien deux choses que j’ai retenues de l’éducation de mes parents c’est « on peut tout dire tant qu’on le dit poliment » et  » on peut tout faire tant que l’on fait attention à ce que l’on fait ». Je pense que cette éducation est moins bloquante dans le sens où elle invite à l’expérience et non à l’inculcation d’un modèle établi par les expériences plus ou moins positives de l’autre.

Bref, j’en ai terminé avec mon passé plus lointain pour vous amener plus récemment. C’est il y a presque 5 ans, en septembre 2014, que tout à commencé, je vous en parlais dans mon premier article : Ma course vers la liberté. 

Notre modèle basé sur la sécurité est une profonde illusion de nos jours et nous le voyons très clairement si nous regardons avec objectivité. Beaucoup de personnes ne se sentent pas bien dans leurs contextes professionnels, cherchent des solutions, sautent de boîtes en boîtes, sont assis sur des sièges éjectables dorés et pour certains se voient même passer par la casse « Burn-out ». Très peu pour moi, c’est pas ça la vie, même si c’est une « expérience » je pense qu’elle peut être à double tranchant. Je totalise 3 ans de CDI depuis ma première expérience et j’en ai vu suffisamment pour mon expérience personnelle. C’était bien mais trop bloquant, le bac à sable n’était pas assez grand! J’étais économiste de la construction et ce modèle de travail, assis derrière un bureau à regarder le soleil par le Velux ne m’a pas convenu même si j’ai appris beaucoup de choses et que j’en garde une bonne expérience, celle-ci fut suffisante!

Sortir du bac n’est pas évident, il faut du cran, une idée, un soutien, des finances… Trop de paramètres qui, en règle générale, bloquent l’entrepreneur dans sa lancée ou le font échouer dans les trois premières années. On sait en lisant des biographies que l’échec est trop vécu dans les pays occidentaux comme une perte directe, alors que c’est un gain en expérience mais si on ne relance pas l’aventure avec cette expérience, c’est effectivement une perte de temps, d’argent, de confiance en soi. C’est nous qui choisissons ce que nous en faisons, la décision nous incombe et dans notre modèle préconçu, il est souvent compliqué de savoir prendre une décision qui n’est pas celle de la « sagesse » ou plutôt de ce que nous connaissons car c’est rassurant!

L’idée ne viendra peut-être jamais, j’ai beaucoup cherché une idée, « l’idée » pour entreprendre mais ce n’est jamais sorti de ma tête, peut-être que je n’avais pas suffisamment de feed-back pour me lancer. Aujourd’hui j’ai acquis une expérience dans l’entrepreneuriat moderne. On ne nait pas avec ces capacités, si l’on souhaite entreprendre il faut les développer, être rigoureux, être persévérant et être dans l’action. Et vous, êtes-vous dans l’action? Développez-vous des qualités supplémentaires que celles utile à votre emploi actuel? Le magazine Slate titre « Pourquoi penser à quitter son job est devenu la norme », on peut également lire « Quel avenir pour le salariat? » dans Médiapart. N’est il pas judicieux de prendre un peu de recul vis à vis de ces indications?

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